Résumé de l’article "La dépression dans l’épilepsie", Entretien avec le Pr Bertrand de Toffol, Recherches et Perspectives, Novembre 2010, N°3 et témoignages de patients ( extraits)
Le lien entre l’épilepsie, la fréquence des crises et le stress ou l’anxiété est reconnu.
Est-ce que certains cas de mort subite en épilepsie ne pourraient pas être imputables à un stress ou une anxiété accrus ?
Parfois, le lien ne fait pas de doute, de nombreux témoignages en attestent. Le RSME l’évoque comme un facteur possible dans sa rubrique consacrée au SUDEP : https://www.epilepsie-info.fr/sudep/ (Quelles sont les conditions qui augmentent le risque de sudep ?)
Cependant, le sujet ne fait pas l’objet de recherches particulières (à de rares exceptions comme l’étude brésilienne ci-dessous d’il y a plus de 15 ans). Cela s’explique sans doute par la difficulté à quantifier ce rapport.
Il en résulte que l’état psychique des patients fait rarement l’objet d’une évaluation, et ce alors que des tests ont été mis au point pour évaluer leur niveau de stress ou d’anxiété.
Pourtant, dans le cas des maladies cardio-vasculaires, les patients sont clairement informés de l’importance de la gestion du stress pour minimiser les risques de décès. Des moyens importants sont mis en oeuvre pour gérer ce stress.
Des initiatives à l’étranger tentent de faire de même pour l’épilepsie, sans explicitement viser la minimisation du risque de décès, mais orientées vers la diminution du nombre de crises ( ce qui par ricochet est évidemment susceptible de diminuer le nombre de décès).
Résumé de l’article "La dépression dans l’épilepsie", Entretien avec le Pr Bertrand de Toffol, Recherches et Perspectives, Novembre 2010, N°3 et témoignages de patients ( extraits)
Le rôle du stress sur les maladies cardio vasculaires et le risque de décès par mort subite pour les personnes en souffrant est maintenant reconnu. Il est admis que le stress joue un rôle important dans le déclenchement de crises d’épilepsie. Mais aucune recherche n’est faite sur le lien avec la mortalité en épilepsie. Pourtant, le parallèle parait s’imposer
Dès 2010, une équipe de chercheurs des départements de neurologie et physiologie de l’Université fédérale de San Paulo au Brésil recommandait la pratique régulière d’une activité physique et la gestion du stress comme moyen de réduire le risque de décès par mort subite. Ils évoquaient déjà une (…)
Lors d’une émission grand public consacré à la prise en charge d’enfants devenus orphelins, une jeune fille attribue clairement le décès de son père épileptique au stress. Ce stress avait été engendré par de graves problèmes financiers, et avait entrainé une réapparition de l’épilepsie après de (…)